Les secrets du circuit de Spa révélés par le pilote Ferrari Alessandro Pier Guidi

Spa-Francorchamps est une piste hors du commun en Europe ou dans le monde, un condensé de virages techniques, lents et rapides, des montées et descentes qui se succèdent sans arrêt sur plus de sept kilomètres ; Bienvenue à Spa-Francorchamps, l’une des pistes emblématiques de l’ancien continent, parmi les plus appréciés des pilotes dont Alessandro Pier Guidi.

 

Alors que la manche d’ouverture du FIA WEC s‘est déroulée samedi dernier où la Ferrari N°51 d’Alessandro Pier Guidi et James Calado a concédé 35 secondes ä la Porsche victorieuse N°92 de Kevin Estre et Neel Jani, le champion du monde 2017 analyse trois endroits du circuit pour nous où les pilotes peuvent faire la différence, le Raidillon de l’Eau Rouge, Pouhon et l’Arrêt de bus.

 

« Le Raidillon de l’Eau Rouge », explique le pilote de la 488 GTE de l’AF Corse numéro 51, « est un virage emblématique du circuit de Spa-Francorchamps et est très difficile pour nous pilotes qui y font face. Il faut le couvrir en entier mais ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît car il faut être parfait dans la ligne, couper et être proche des bordures, utiliser le moins d’angle de braquage possible pour ne pas diminuer la vitesse, aussi parce que après il y a une longue ligne droite. Dans le même temps, il est facile de dépasser les limites de la piste dans la partie supérieure, ce qui conduit à l’annulation des temps au tour. Trouver le bon compromis pour aborder ce virage de la meilleure façon possible n’est jamais facile.“

 

En course, la vitesse de sortie est essentielle pour créer une opportunité de dépassement à saisir à la fin de la longue ligne droite de Kemmel. A partir de ce point sur la piste commence la descente vers Blanchimont, devant laquelle il y a de nombreux écueils à affronter, ainsi que la redoutable «Double Gauche», également connue sous le nom de Pouhon : «C’est un virage très rapide que nous affrontons en cinquième vitesse», explique Pier Guidi. «Dans ce cas également, le bon compromis doit être trouvé entre la force de freinage et le passage direct à l’accélérateur. Cet équilibre est la clé pour être rapide dans cette section car retarder le freinage ou accélérer trop tôt risque de se retrouver large par rapport à la trajectoire idéale, perdant de précieux dixièmes dans le temps au tour. C’est une de ces courbes qui, effectuée correctement, donnent beaucoup de satisfaction au pilote ».

 

Spa-Francorchamps ne donne pas le droit de se détendre un instant, même lorsque le tour est presque terminée. L’arrêt de bus cache en effet des écueils non négligeables. « L’arrêt de bus est une courbe apparemment simple», poursuit l’Italien, «une chicane à aborder en première vitesse. La difficulté réside dans le point de freinage car vous arrivez à ce tronçon à grande vitesse compte tenu du segment précédent auquel vous faites face en entier, et il est nécessaire de ralentir la voiture malgré les irrégularités de la couche d’asphalte qui facilitent le blocage des pneus avant . Trouver la limite pour gagner des dixièmes et ne pas se tromper au freinage est très difficile et il faut être très précis. Une autre clé pour bien aborder ce tronçon est de rester près des bordures pour avoir une bonne ligne de sortie qui vous permet d’accélérer plus vite pour gagner de la vitesse sur la ligne droite d’arrivée et de créer une nouvelle opportunité de dépassement à l’épingle de La Source. »

 

Crédit photo : Ferrari

 

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