WEC – Retour sur les 6 Heures de Monza

Nous n’avons pas assisté cette fois-ci à un doublé Toyota, la N°8 ayant rencontré beaucoup trop de problèmes dès la deuxième heure de course. Toyota nous a un peu habitués à une légère monotonie en hypercar surtout du fait que nous n’avons que 5 voitures dans la catégorie et que cette dernière doit trouver son équilibre au vu de sa jeunesse. Certains d’ailleurs attendent avec impatience 2022 ! Mais revenons sur ces 6 Heures de Monza qui nous ont captivés d’abord par ces deux coups de théâtre qui se sont produits à quelques minutes d’intervalle. Quelle image à l’écran de voir la Toyota la N°7 immobilisée quelques instants sur la piste après 4 heures de course ! Un rebondissement digne des 24 Heures du Mans et on imagine déjà Bruno Vandestick et son mythique « Mais que se passe-t-il ? ». On imagine également à ce moment-là une petite vanne sur la page de 23H56 du Mans… Mais Kamui Kobayashi n’a pas tardé à repartir après avoir semble-t-il réinitialisé l’unité de contrôle de la voiture. Ce premier incident a permis à Romain Dumas sur la Glickenhaus N°709 de prendre la tête de la course.

 

Mais seulement pendant un tour ! Et là, deuxième coup de théâtre, Romain Dumas rentre au stand et sa voiture est rentrée dans le box ! Elle repartira quelques minutes plus tard en ayant concédé au leader, plus de 4 tours ! En l’occurrence, c’est Nicolas Lapierre qui en a profité pour prendre le commandement sur l’Alpine A480. Solide course pour les bleus d’Alpine, mais qui n’arrivent pas à concrétiser, l’Alpine semblant être à la limite de de ses performances, un cran en dessous des Toyota.

 

Toyota en dehors de quelques problèmes qu’on pourrait qualifier d’étonnants, a tout de même montré sa supériorité tout au long du week-end avec un équipage solide, en l’occurrence, la N°7 avec José Maria Lopez, auteur des meilleurs temps lors des essais libres 2 et 3, et auteur de la pôle positon et enfin vainqueur avec Kamui Kobayashi et Mike Conway. La Toyota N°8 quant à elle a enchainé les problèmes dés la deuxième heure de course, problème sur le système d’essence et une roue mal serrée et tout ne semble du moins officiellement, pas résolu. On imagine parfaitement les ingénieurs chez Toyota en train de chercher ou d’imaginer tout scénario du petit grain de sable qui pourrait leur couter une victoire au Mans. D’ailleurs, c’est étonnant de voir à quel point, un événement marquant dont tout fan du Mans ne peut que se souvenir peut rester dans la mémoire collective. D’ailleurs on attend toujours la petite vanne de 23H56 quant à l’immobilisation de la Toyota N°7 sur la piste de Monza !

 

Quant à Glickenhaus, on ne peut qu’être admiratif devant leur prestation dans le temple italien de la vitesse. Ils n’en sont qu’à leur deuxième course et première avec 2 voitures ! Alors. Certes, la N°708 et ses problèmes de boite de vitesse a été rentrée dans le box rapidement et n’a pu montrer le bout de son nez dans les débats. Quant à la N°709 avec Romain Dumas, Richard Westbrook et Franck Mailleux, elle a montré, malgré ses problèmes de frein, une belle pointe de vitesse et des temps au tour proche de Toyota et même devant l’Alpine. Maintenant, nous parlons d’endurance, effectuer un temps c’est bien, le faire régulièrement à chaque tour, c’est mieux et nous pouvons compter sur les ambitions de James Glickenhaus pour gommer ces erreurs de jeunesse, mais il reste que 1 mois à Glickenhaus tout comme aux autres concurrents, pour justement aller chercher et gommer le petit grain de sable qui pourrait ruiner toutes chances de bien figurer dans le classement le dimanche 22 août prochain vers 16 Heures…

 

En LMP2, nous avons assisté à une belle performance de Charles Milesi d’une part en qualifications puisqu’il gagne la pole position et termine avec ses coéquipiers Robin Frijns et Ferdinand Habsburg à la deuxième place de la catégorie. Rappelons tout de même que c’est la première saison pour l’équipe belge en WEC avec une concurrence bien aguerrie avec United Autosports ou le Racing Team Nederland. Ces derniers, malgré des pilotes testés positifs au Covid, ont su rebondir avec l’aide d’un Paul Loup Chatin toujours performant et terminer à la troisième place de la catégorie et remporter le Pro-Am.

 

En GTE-Pro, Kevin Estre a fait parler la poudre dans le temple de la vitesse, montrant ses talents face à Ferrari, Alessandro Pier Guidi n’a pas démérité pour autant dans ses tentatives. Les deux voitures n’ont cessé de jouer au chat et à la souris du début à la fin de la course, n’étant séparées que par quelques secondes. Nous avons assisté à une belle bataille, mais à la fin, c’est Porsche qui gagne.

 

En GTE-Am, nous avons assisté à une très belle remontée de la N°83 avec François Perrodo parti du fond de la grille et remportant la catégorie et l’incident malheureux de Ben Keating sur l’Aston Martin du TF Sport qui menait les débats jusqu’à l’explosion de son pneu en pleine accélération, incident qui lui fit perdre toute chance de se placer sur la plus haute marche du podium. Très belle fin et démonstration, toujours en GTE-Am d’Augusto Farfus qui réussit à reprendre dans le dernier tour, la deuxième place face à Tomonobu Fuji sur la N°777 du D’Station Racing qui lui avait ravi cette deuxième place dans le tour précédent.

 

Ultime manche avant les 24 Heures du Mans, Monza a été également l’ultime répétition pour les équipes présentes avant la classique Mancelle. Il reste un peu plus d’un mois pour se préparer et ainsi être prêt pour les 24 Heures du Mans !

 

Crédit photo : Porsche

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