Une deuxième course chaotique et imprévisible de l’E-Prix de Shanghai a culminé avec une superbe victoire de Lucas di Grassi, qui a mené Jean-Eric Vergne et Joel Eriksson sur un podium entièrement composé de pilotes partis du fond de la grille.
La deuxième journée de l’E-Prix de Shanghai
La deuxième qualification pour l’E-Prix de Shanghai a débuté par deux séances de groupes, au cours desquelles les concurrents ont poussé pour s’assurer une place dans le top huit. Ces huit pilotes ont progressé dans une tranche à élimination directe aux enjeux élevés pour déterminer l’ordre final sur la grille.
En quarts de finale, Taylor Barnard a surclassé Pepe Martí, tandis qu’Oliver Rowland a dépassé Nico Mueller. Felipe Drugovich a éliminé Norman Nato avec un gros effort, et Pascal Wehrlein a réalisé le tour le plus rapide de la manche pour vaincre Edoardo Mortara.
L’intensité s’est poursuivie jusqu’aux demi-finales, où Barnard a remporté une victoire sur Rowland.
Pendant ce temps, Drugovich s’est qualifié pour la finale en enregistrant le tour le plus rapide de la séance contre Wehrlein.
Finalement, Drugovich a décroché la pole position à ses débuts en réalisant un temps fulgurant de 1:10.609, terminant devant un Barnard déterminé. Cette performance impressionnante place le rookie en tête du peloton pour ce qui s’annonce comme une course imprévisible.
Le leader du championnat, Mitch Evans, n’a pas pu prendre le départ de la course en raison de problèmes techniques.
Drapeau vert pour la deuxième course
Le deuxième E-Prix de Shanghai a débuté dans des conditions météorologiques difficiles, avec un peloton initialement groupé derrière la voiture de sécurité. Après une brève période de drapeau jaune, la direction de course a ordonné un départ arrêté au troisième tour.
Felipe Drugovich a mené le peloton loin de la pole position, mais la course s’est immédiatement intensifiée lorsque plusieurs pilotes ont activé le mode Attaque.
Au cinquième tour, Taylor Barnard a pris la tête, devançant brièvement Drugovich et Pascal Wehrlein. Cependant, Porsche a rapidement affirmé son autorité. Wehrlein a pris la tête au sixième tour et a établi un rythme dominant, réalisant une série de tours les plus rapides.
Au huitième tour, Nico Mueller avait rejoint son coéquipier dans une formation Porsche 1-2 imposante.
Tandis que le duo Porsche contrôlait l’avant, le milieu de peloton restait très compétitif, avec plus d’une douzaine de batailles serrées. Alors que la course atteignait le 10e tour, Drugovich a réussi à revenir à la troisième place, tandis que son coéquipier Jake Dennis a bondi.
Au 12e tour, les leaders avaient largement terminé leurs cycles de mode Attaque, se concentrant désormais sur la gestion stratégique de l’énergie alors que Wehrlein maintenait son avance en tête du peloton.
Modes d’attaque vs maintien fr
Wehrlein et Mueller ont continué à diriger la course pour la Porsche, conservant leur solide position de 1-2 en tête des tours 13 à 18.
Tandis que le duo Porsche se concentrait sur la gestion de l’énergie à l’avant, Antonio Felix da Costa est devenu le point culminant de la course, lançant une charge sensationnelle depuis la 16e place sur la grille.
Au 14e tour, Da Costa avait déjà gagné neuf positions grâce à son mode Attaque. Sa progression s’est poursuivie régulièrement et au 16e tour, il s’était hissé à la troisième place. Bien que la direction de course ait noté un incident entre da Costa et Oliver Rowland au virage 8, le pilote Jaguar a maintenu son élan pour conserver la dernière place sur le podium alors que son mode attaque expirait au 17e tour.
L’intensité du milieu de terrain est restée élevée tout au long de cette phase, avec des batailles serrées sur tout le circuit.
La direction de course a surveillé activement la conduite agressive, envoyant un drapeau noir et blanc à Norman Nato pour contact avec Lucas di Grassi au virage 3 et en notant un incident distinct entre Sébastien Buemi et Edoardo Mortara au virage 11.
Alors que la course de l’E-Prix de Shanghai entrait dans sa phase finale, Wehrlein, Müller et Da Costa en pleine charge ont donné le ton pour une conclusion passionnante.
Combats finaux pour les positions
La phase finale de l’E-Prix de Shanghai a donné lieu à l’un des retours les plus remarquables de l’histoire de la Formule E.
Durant les tours 19 à 21, Wehrlein a maintenu son avance tandis que Joel Eriksson a orchestré une charge spectaculaire depuis la 18ème place sur la grille pour se lancer dans la bataille pour le podium.
Au 22e tour, Eriksson a pris la tête, établissant un nouveau tour le plus rapide et plongeant le peloton dans le chaos.
Un drapeau jaune au 23e tour a rassemblé le peloton, et l’introduction ultérieure d’un Full Course Yellow au 24e tour a complètement neutralisé les écarts. Cette réinitialisation a favorisé les chargeurs tardifs, Eriksson gardant la tête au redémarrage au 25e tour.
L’avant-dernier tour a été marqué par un changement radical lorsque Jean-Eric Vergne, parti 19e, a exécuté un geste audacieux pour arracher la tête à Eriksson.
Lucas di Grassi, remonté depuis la 20ème place sur la grille, a également trouvé un rythme incroyable pour se hisser à la deuxième place. Malgré une enquête d’après-course concernant un dépassement présumé sous double drapeau jaune, la direction de course a confirmé qu’aucune autre mesure n’était prise contre les leaders.
Dans un finish époustouflant, Lucas di Grassi franchissait la ligne d’arrivée pour offrir une improbable victoire à Lola Yamaha. Vergne suivait à seulement 0,546 seconde, tandis qu’Eriksson complétait un podium extraordinaire depuis le fond de la grille.