Le fournisseur de freins de Ferrari en Formule 1 a publié un communiqué exprimant son « grand étonnement » face à l’accident de Charles Leclerc au Grand Prix de Monaco, qu’il impute aux freins de la voiture.
Le héros local a semblé plonger le nez en premier dans la barrière extérieure d’Anthony Noughes lors d’un redémarrage de la voiture de sécurité dans l’écluse opposée, terminant sa course alors qu’il était à la troisième place.
Leclerc s’est rapidement défoulé à la radio avant de quitter le SF-26, affirmant qu’il « n’allait même pas en prendre la putain de responsabilité », ajoutant : « Ces putains de freins ! »
Le pilote n°16, qui avait, plus tôt dans la semaine, signé un contrat à long terme avec la Scuderia, a ensuite été vu en train de faire des remontrances à l’équipe, ainsi qu’un débriefing avec le directeur de l’équipe Fred Vasseur et son adjoint Jérôme D’Ambrosio.
« Eh bien, sur les quatre freins, j’en ai eu trois qui ne fonctionnaient pas », a déclaré Leclerc aux médias, notamment Semaine du sport automobile après la course, à la recherche de réponses aux raisons pour lesquelles l’incident s’est produit.
« Donc, dans une voiture de F1, ce n’est jamais une bonne chose. Et oui, l’avant gauche fonctionnait bien, l’avant droit fonctionnait à moitié et les deux freins arrière ne fonctionnaient pas du tout. »
« Et quand je dis, c’est que d’après les données, il n’y a aucune décélération. C’est comme si, je ne sais pas, les étriers n’étaient même pas dans la voiture. C’est donc un petit problème. »
Brembo, partenaire de longue date de l’équipe basée à Maranello, a ensuite publié une déclaration dimanche soir pour réprimer toute vague de connotations négatives visant l’organisation.
« Le Groupe Brembo exprime un grand étonnement concernant ce qui est arrivé à Charles Leclerc lors du Grand Prix de Monaco et est très surpris par les déclarations faites par le pilote après la course », écrit le communiqué.
« Le partenariat entre Brembo et la Scuderia Ferrari dure depuis plus de 50 ans et s’étend également à d’autres marques du groupe, comme les embrayages AP Racing et les amortisseurs Ohlins, confirmant la solidité et l’étendue de la collaboration. »
« L’entreprise ignore actuellement les causes des problèmes rencontrés par Charles Leclerc et estime donc prématuré de procéder à des évaluations techniques définitives avant d’analyser les données disponibles. Dans des cas comme celui-ci, il est en effet nécessaire d’examiner les données télémétriques aux côtés des ingénieurs de l’équipe pour déterminer l’origine exacte de l’incident. »