Le samedi après-midi, dans les rues de Détroit, était réservé à la série NTT IndyCar, avec un format à élimination directe traditionnel en jeu.
Le changement de cette année, qui permet aux pilotes de disputer leurs dernières manches Fast Six une à la fois, a suscité une certaine intrigue, car les équipes voulaient toutes y aller tôt et préserver la chaleur de leurs pneus usés.
Scott McLaughlin est sorti le premier pour maximiser cette stratégie, mais une erreur à la sortie du virage 2 dans la plus longue ligne droite de la piste lui a coûté un temps précieux.
Alex Palou était comme d’habitude, repoussant les limites jusqu’au bout sans causer de dommages à sa voiture.
Il a battu le temps de McLaughlin et a enregistré un temps qui a résisté jusqu’à la fin, lui offrant ainsi sa quatrième pole de l’année.
Le pilote qui a réalisé les meilleurs premiers virages était Will Power, mais de petites erreurs plus tard ont suffi à le faire descendre un peu sur la grille.
L’Andretti Global Honda n°26 partira deuxième, mais toujours avec une bonne vue au départ de la course de dimanche.
Le premier temps de McLaughlin était suffisant pour la troisième place, marquant ainsi la meilleure Chevrolet sur la grille.
Scott Dixon a égalé les temps de Palou pendant la première moitié de son tour, mais une glissade de puissance similaire à celle de McLaughlin signifiait qu’il n’a pu établir que le quatrième meilleur temps.
Christian Lundgaard a réalisé le cinquième meilleur temps, mettant à profit son tout nouveau moteur Chevrolet après que son précédent ait expiré pendant les essais.
Kyle Kirkwood a eu quelques instants à lui, bloquant fortement ses pneus avant juste après avoir passé le drapeau vert. Ces erreurs lui ont assuré la sixième place sur la grille.
Même si les six pilotes ont poussé jusqu’à la limite pour la pole, tous sont restés à l’écart du mur et n’auront besoin d’aucune réparation du jour au lendemain.
Dans le mur
Malheureusement pour certains pilotes et leurs équipages, quelques voitures endommagées ont été ramenées au paddock avant la fin de la séance.
Le premier à trouver le mur fut Mick Schumacher, le rookie frappant sa Honda Rahal Letterman Lanigan Racing contre le mur au virage 7.
De même, David Malukas a poussé sa Team Penske Chevy dans le même mur dans le groupe suivant.
Malukas a touché l’intérieur du virage 7, ce qui a bouleversé sa voiture et l’a envoyée violemment dans les barrières en béton.
Les deux conducteurs ont intelligemment retiré leurs mains du volant lorsqu’ils ont vu l’impact arriver, leur évitant ainsi un volant qui patinait dangereusement.
L’impact de Malukas a été si lourd que l’équipe a déjà confirmé qu’elle sortirait la voiture de secours pour l’événement de dimanche.
Marcus Ericsson a touché le même mur au premier tour, mais a réussi à ramener sa voiture en boitant à son équipage.
Son temps lui a permis de se hisser dans le Top 12, et l’équipage d’Andretti a dû se démener pour remplacer les deux pièces de suspension de l’arrière droit.
Ils y sont parvenus avec succès, permettant à Ericsson de se remettre sur les rails et finalement de décrocher la neuvième position.
Le virage 7 a été pénible pour tous les conducteurs, presque tous se saisissant d’une poignée de verrous opposés alors qu’ils tentaient de se disputer avec leurs machines presque incontrôlables.
Pato O’Ward, avec ses mains célèbres et rapides, est celui qui a dansé autour du circuit sans trouver le mur et partira de la septième place.
Le danger a fourni une abondance de divertissement aux fans, car il y avait toujours une chance pour un autre pilote de trouver le mur.
Le peloton se regroupera pendant la nuit et reviendra pour une course passionnante demain juste après midi, heure de l’Est.